Notre Affaire tous pingle les multinationales mauvaises lves


L’ONG Notre Affaire tous dnonce 27multinationales franaises qui ne respecteraient pas la loi sur le devoir de vigilance du 27mars 2017 en matire climatique. Cette loi exige des grandes entreprises de plus de 5000salaris dont le sige est situ en France (et 10000salaris avec leurs filiales l’tranger), de mettre en place des mesures de prvention des atteintes aux droits humains et l’environnement lies leurs activits, tout au long de leur chane d’approvisionnement.

Ce mercredi 13juillet, l’association a publi, son rapport2022, quipasse au crible la conformit aux obligations lgales des 27entreprises qu’elle a analyses. Son rapport porte sur les informations extra-financires rglementes qu’elles ont publies en 2020. Elles sont notes par l’association en fonction de plusieurs critres: leur obligation de quantification des missions directes ou indirectes de gaz effet de serre (scopes1,2 et3), l’identification des risques d’atteintes graves au climat lis leurs activits, les mesures de prvention mises en uvre pour les prvenir ou encore l’inclusion des informations climatiques dans le plan de vigilance exig par la loi.

Ainsi, aucune des 27multinationales franaises n’est la hauteur de son devoir de vigilance , pointe du doigt l’association. Pourtant, leur empreinte carbone cumule, value 1651,60millions de tonnes quivalent CO2, reprsente quatre fois le total du budget carbone de la France en 2020 (396MtCO2e), ajoute Notre Affaire tous. Elle observe, par exemple, de nombreuses dfaillances persistantes en termes d’identification des missions indirectes, en particulier celles du scope3, qui comprennent notamment les missions lies à l’usage des biens et services produits. De nombreux engagements demeurent galement non aligns avec l’objectif de limiter le rchauffement 1,5C de l’Accord de Parissur le climat, ou certains plans de vigilance n’intgrent toujours pas suffisamment le climat.

Parmi ces 27entreprises, l’ONG pingle huit d’entre elles qui seraient les plus mauvaises lves en raison de politiques climatiques particulirement insuffisantes. Il s’agit de la Socit gnrale, d’Auchan, de Casino, d’Eiffage, de Bollor, de Totalnergies, de Bouygues et de BNP Paribas, qui se situent donc en bas du classement, car ces multinationales ont le moins intgr les enjeux et obligations lgales de vigilance climatique, s’exposant ainsi un risque contentieux lev頻, indique Notre Affaire tous. La justice, dans les contentieux en cours contre Total et Casino, ainsi que dans d’autres potentiels dossiers de vigilance climatique que Notre Affaire Tous tudie actuellement, aura un rle dterminant jouer sur de nombreux dossiers, souligne l’ONG.







Article publi le 13 juillet 2022



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