le respect de la rglementation en le-de-France passe par l’interdiction des diesels


Une tude d’Airparif montre que l’interdiction des diesels Paris et dans le Grand-Paris est la principale mesure susceptible de rduire la pollution au dioxyde d’azote en le-de-France.

Quelles mesures doivent prendre les pouvoirs publics pour assurer le respect de la rglementation europenne sur l’air en le-de France? Un rapport d’Airparif dresse la liste des mesures de rduction de la pollution les plus efficaces, selon les diffrents territoires de la rgion parisienne. En tte, arrive l’interdiction des vhicules Diesel Paris et dans la Mtropole du Grand-Paris. Cette mesure, si elle tait mise en place d’ici 2025, permettrait la zone urbaine francilienne de respecter le seuil europen de concentration de dioxyde d’azote (NO2).

Ce rapport est publi alors que la France est poursuivie pour non-respect des concentrations rglementaires de dioxyde d’azote (NO2), aussi bien devant la Cour de justice de l’Union europenne (CJUE) que devant le Conseil d’tat. Une nouvelle tude est annonce pour fin 2022. Elle valuera les mesures prendre pour respecter les normes de qualit de l’air recommandes par l’Organisation mondiale de la sant (OMS), plus strictes que celles fixes dans la rglementation europenne. Airparif rappelle que la Commission europenne a engag la rvision de la rglementation europenne relative la qualit de l’air et qu’elle devrait s’appuyer sur les normes de l’OMS pour fixer les nouveaux seuils.

Les politiques actuelles sont insuffisantes

Les travaux mens par Airparif s’appuient d’abord sur l’analyse des mesures dj engages ces dernires annes pour rduire les missions polluantes. Ces mesures, tant nationales que rgionales, devraient permettre de rduire, entre 2018 et 2025, de 17% les missions d’oxydes d’azote (NOx) et de 12% celles de particules PM10. La principale contribution cette amlioration de la qualit de l’air au fil de l’eau est la rduction de la circulation des vhicules les plus polluants, notamment grce la zone faibles missions (ZFE). Pour autant, le trafic automobile contribuera encore hauteur de 46% des missions de NOx (contre 54% en 2018).

Airparif constate que ces baisses des missions seront insuffisantes pour respecter la valeur rglementaire en dioxyde d’azote, valeurs qui s’imposent pourtant depuis2010. Pour respecter en tous lieux la valeur rglementaire pour le dioxyde d’azote de 40microgrammes par mtre cube d’air (g/m3) en moyenne annuelle, y compris proximit des grands axes routiers, la rgion parisienne devra donc engager de nouvelles politiques. Airparif distingue Paris, le reste de la Mtropole du Grand-Paris et le reste de la rgion.

Rduire de 60% les missions du trafic routier

Pour que Paris respecte la rglementation, il faudrait rduire de 60% les missions de NOx lies aux transports par rapport 2018. Cette baisse serait atteinte en autorisant uniquement la circulation des vhicules particuliers Crit’Air0 et1, et les poids lourds jusqu’au Crit’Air2, explique Airparif. En clair, il faudrait interdire Paris les voitures et utilitaires Diesel et les voitures essence immatricules avant janvier2011. Seuls les poids lourds Diesel immatriculs aprs 2014 seraient autoriss.

 

PM10 : l’objectif est en vue
La situation est plus simple concernant la pollution aux PM10 qui a dj bien recul. S’assurer d’un respect de la valeur rglementaire ncessiterait une baisse de 10% des missions du bti cumules 10% des missions des activits de transport, explique Airparif.

En l’occurrence, les seules mesures dj inities en le-de-France devraient suffire atteindre cet objectif d’ici 2025 et passer sous la valeur rglementaire. Pour autant, Airparif rappelle que cet objectif devait tre respect depuis 2005.

 

Dans le reste de la Mtropole du Grand-Paris, une rduction de 60% des missions du transport serait galement ncessaire. Mais cette stratgie semble intenable depuis que le Grand-Paris a report le durcissement de sa ZFE. Alors Airparif propose un autre scnario: rduire de 50% les missions des transports tout en diminuant de 30% celles des btiments. Concrtement, ce scnario alternatif revient instaurer une ZFE moins stricte dans le Grand-Paris. La circulation des vhicules lgers Crit’Air 2 (les voitures et utilitaires Diesel vendus depuis2011 et les voitures essence produites depuis2006) y resterait alors autorise (tout en tant interdite Paris).

Enfin, la situation dans le reste de la rgion est trs variable d’une intercommunalit l’autre. Si certaines zones respectent dj la rglementation, pour d’autres, cela ncessiterait des baisses d’missions, notamment au plus prs du trafic routier, pouvant atteindre ponctuellement au moins 60%.





Article publi le 13 juillet 2022



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