quels risques pour la sant ?


Le Haut Conseil de la sant publique revient, dans un avis, sur les consquences de l’augmentation de l’utilisation des eaux non conventionnelles. Et prconise des pistes pour matriser les risques.

Quels sont les risques pour la sant d’une utilisation plus importante d’eaux non conventionnelles, comme les eaux de pluie, les eaux grises ou les eaux uses traites, la place de l’eau potable? C’est en substance la question que la direction gnrale de la Sant du ministre de la Sant a pose au Haut Conseil de la sant publique (HCSP).

La tension sur la ressource incite en effet le ministre de la Transition cologique rflchir d’autres options. Les Assises de l’eau ont ainsi fix un objectif de triplement du volume d’eaux non conventionnelles utilises la place de l’eau potable d’ici 2025. Le ministre de la Sant reste, quant lui, prudent et rappelle que l’utilisation gnralise de l’eau potable a permis la diminution, voire la quasi-disparition, en France, d’pidmies infectieuses lies une mauvaise qualit de l’eau, telle que les pidmies de fivre typhode ou de gastroentrite aigu .

Raliser un diagnostic territorial

Le ministre de la Sant soulve plusieurs points. Il s’interroge notamment sur les risques lis un surdimensionnement des infrastructures de distribution d’eau potable du fait de la diminution de la demande, et donc potentiellement des consquences de la stagnation de l’eau dans les rseaux en lien avec le dveloppement d’agents infectieux.

Autres sujets d’inquitude: la ncessit de prvoir un double rseau dans les btiments (eau potable d’un ct, eau alternative de l’autre), le stockage d’eau favorbale au dveloppement de moustiques, les impacts sur le prix de l’eau, intimement li aux volumes consomms, l’incertitude de la prise en compte des personnes vulnrables. Tout ce qui contribue à l’augmentation du temps de sjour dans les rseaux entraine une augmentation du risque de dgradation de la qualit de l’eau, tant sur le plan physico-chimique que bactriologique, qu’il est indispensable d’valuer au pralable , rappelle le Haut Conseil de la sant publique. Il incite la ralisation d’un diagnostic territorial global des ressources en eau et de leurs usages l’chelle d’une collectivit ou d’un tablissement public de coopration intercommunale (EPCI). Ce dernier identifiera notamment les usages d’eaux non conventionnelles utilisables pour rduire les pressions. Il travaillera galement sur les risques points par le ministre de la Sant pour les matriser.

Privilgier des usages au volume significatif

La stratgie globale doit galement veiller à ne pas favoriser la multiplication d’usages d’eaux non conventionnelles dans des conditions non contrles et dont le volume global ne serait pas suffisamment significatif au regard des risques, estime le Haut Conseil. Il convient donc de privilgier, en fonction des objectifs d’conomie des volumes fixs, les types et conditions d’usages vritablement significatifs sur l’[unit de distribution] UDI concerne (arrosages municipaux, lavage des vhicules publics…)  Il prconise galement la ralisation d’un bilan annuel.

Le Haut Conseil rappelle les cas pour lesquels il considre que l’usage des eaux non conventionnelles est envisageable et ceux pour lesquels elle est proscrire. Ainsi, il donne son aval pour l’arrosage des cultures vivrires ou des espaces verts ainsi que des toitures et faades vgtalises, le lavage des surfaces extrieures ainsi que la carrosserie des voitures, le lavage du linge ou de locaux, avec uniquement de l’eau de ruissellement des toitures; l’vacuation des excrtas avec de l’eau de pluie ou des eaux grises traites; l’alimentation de fontaines dcoratives avec de l’eau de pluie.





Article publi le 13 mai 2022



Notre Partenaire : Actu du jour

Source

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*