le Rseau vrac se penche sur les bnfices indirects


Le Rseau vrac publie une tude sur les cobnfices de la vente en vrac. Au-del de la rduction des dchets, ce mode de distribution profite aussi aux produits bio et locaux. Par ailleurs, l’tude confirme le dynamisme du secteur.

Ce jeudi 12mai, le Rseau Vrac a prsent une tude sur la dynamique du secteur et ses bnfices indirects. Au-del de la rduction des emballages et du gaspillage, le vrac peut aussi crer de la valeur l’chelle locale et avoir des impacts vertueux sur les pratiques des distributeurs et des fournisseurs, explique le rseau professionnel, qui a ralis une enqute auprs de ses adhrents pour valuer ces bnfices.

Cent-dix-neuf entreprises ont rpondu l’enqute, soit 56fournisseurs, 60commerants et trois enseignes spcialises. Tous sont des spcialistes du vrac.

Bio et local, c’est l’idal

Premier constat, la filire a un impact local direct. Prs du tiers (31%) des rfrences proposes par les commerces du vrac proviennent d’un rayon de moins de 200km. Effet corolaire, 25% des commerants ralisent la moiti de leur chiffre d’affaires en vendant ces produits locaux.

 

Un approvisionnement bio et local apporte une cohrence la dmarche sur toute la chane de valeur
 

Clia Rennesson, directrice du Rseau vrac

 

Plus gnralement, le vrac est aussi un dbouch pour le made in France. Parmi les fournisseurs qui approvisionnent les commerces vendant en vrac des produits alimentaires, cosmtiques et dtergents, 28% se fournissent exclusivement auprs de producteurs franais pour leurs matires premires. Ils sont 50% supplmentaires utiliser plus de 50% de matires premires franaises. l’oppos, ils ne sont que 3% ne pas en employer.

Les relations avec les acteurs de la bio constituent un autre lien fort: 38% des rpondants se dclarent comme des acteurs vrac, bio et local, ce qui constitue le groupe le plus important (devant notamment les acteurs qui se dclarent uniquement vrac).

Ce point est essentiel, estime Clia Rennesson. Dans les grandes lignes, la directrice du Rseau vrac explique que les emballages sont perus comme un problme qui dclenche la volont de passer des solutions de vente en vrac. Cette bascule, motive par un souhait de rduire les dchets, appelle ensuite d’autres questions concernant la nature des produits vendus et leur origine. Un approvisionnement bio et local apporte une cohrence la dmarche sur toute la chane de valeur, rsume-t-elle.

Paralllement, les acteurs de la bio se rendent aussi compte de ce besoin de cohrence, ce qui les pousse faire le chemin dans l’autre sens. Quant la grande distribution, elle s’est mise au vrac avec la bio et elle se pose aujourd’hui la question de ce passage pour certains produits non bio, explique la directrice du Rseau vrac, citant les rflexions en cours chez Carrefour, Monoprix et Franprix.

Autre cobnfice: le passage au vrac entrane des changements dans les pratiques de l’entreprise. En tte de ces modifications figure l’coconception des emballages (lorsque les fournisseurs proposent aussi une gamme de produits premballs), suivie du dveloppement d’emballages remployables pour les livraisons amont des produits. Dans le mme esprit, les fournisseurs et les commerants collaborent et mettent en place des actions conjointes pour limiter les dchets ou avoir un impact environnemental plus vertueux.

Un secteur dynamique

L’tude confirme aussi le dynamisme de la filire. Il y a un vrai boom, constate Clia Rennesson, chiffres l’appui: 60% des spcialistes du vrac ont t crs aprs 2018. De mme, ce dynamisme se mesure concernant le type d’activit. Du ct des revendeurs, l’essentiel reste compos de commerces classiques. Mais le rseau note un fort dveloppement des activits d’e-commerce et de drive, qui ont gagn 5points entre 2016 et 2020 pour reprsenter aujourd’hui 7% des distributeurs. Le commerce ambulant (8%) reste relativement stable (hausse d’un point).

Mme constat s’agissant de l’offre de produits. L’tude constate le dveloppement rapide de nouvelles activits: 83% des entreprises fournissant des accessoires zro dchet ont t cres aprs 2016 (elles reprsentent 22% des fournisseurs). C’est aussi le cas de 80% des entreprises de services, tels que des logiciels de caisse ou des systmes de lavage (9% des fournisseurs), et 78% des entreprises de cosmtiques ou dtergents (16% des fournisseurs). Les nouveaux acteurs ont identifi des activits novatrices, plutt que de se lancer sur le segment classique de l’alimentaire, rsume Chlo Liard, qui a pilot l’tude.



Article publi le 12 mai 2022



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