le gouvernement conteste l’annulation de l’autorisation environnementale


Par décision du 28 avril 2022, le tribunal administratif de Cayenne en Guyane a annulé l’autorisation environnementale accordée à EDF pour la construction de la future centrale électrique du Larivot à Matoury.

Le tribunal a statué sur le recours intenté au fond par les associations Guyane Nature Environnement et France Nature Environnement (FNE) qui contestent la légalité du texte. « Les juges ont retenu que l’alternative au terrain du Larivot, les terrain dits « Parc Avenir » à Dégrad-des-Cannes, n’avait pas été suffisamment étudiée alors qu’elle aurait été plus favorable au regard du risque inondation et des impacts environnementaux, notamment en raison de la nécessité de construire un oléoduc entre le port pétrolier et le site du Larivot », expliquent les associations qui se félicitent de cette décision « historique pour la Guyane ». Le tribunal « estime aussi qu’EDF-PEI s’est rajouté des contraintes non nécessaires sur le dimensionnement de l’installation pour justifier le choix du Larivot. En conséquence, vu qu’il s’agit d’un vice non régularisable au regard de la réglementation sur les espèces protégées, les juges annulent l’autorisation environnementale du projet », précisent-elles dans un communiqué.

De son côté, le ministère de la Transition écologique annonce que le gouvernement et EDF vont faire appel de cette décision auprès de la Cour administrative d’appel de Bordeaux. Ils craignent un risque de retard du chantier de la centrale. « Ce projet de centrale est essentiel à la sécurité de l’approvisionnement en électricité en Guyane en raison du vieillissement de la centrale thermique existante de Dégrad-des-Cannes », indique le ministère dans un communiqué.« Il est prévu que la nouvelle centrale fonctionne dès sa mise en service aux biocarburants liquides et non pas au fioul léger comme le prévoyait le projet initial, jugé incompatible avec les objectifs de transition écologique du territoire », assure-t-il

L’autorisation environnementale de la centrale avait déjà été annulée en référé par le tribunal administratif de Cayenne avant que le Conseil d’État autorise en février 2022 la reprise des travaux. Ce nouveau jugement du tribunal local pourrait donc une nouvelle fois être remis en cause par la Haute juridiction administrative.





Article publié le 29 avril 2022



Notre Partenaire : Actu du jour

Source

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*