La Vende stocke de l’eau en prvision de tensions sur la ressource


Le dficit de pluie menace les Pays de la Loire. En Vende, certaines mesures du plan de scurisation de l’accs l’eau potable avancent, comme la transformation de carrires en retenues. La rutilisation des eaux pures attend encore des financements.

Le constat est quasiment gnralisable l’ensemble de la France: le dbut de l’anne est trop peu pluvieux. Mais ce constat est plus marqu dans certaines rgions. La scheresse du dbut de l’anne fait peser de relles menaces pour la suite de ce printemps et sur l’t prochain. Des prcipitations importantes vont tre rapidement ncessaires afin de nous viter une prochaine saison estivale difficile, pointe Mto-France propos des Pays de la Loire, dans son rsum climatologique du mois de mars.

Depuis plusieurs annes, la rgion se prpare affronter des scheresses et des tiages plus marqus, notamment travers des documents globaux, comme le plan d’adaptation au changement climatique du bassin Loire-Bretagne, ou plus locaux, comme le contrat d’avenir des Pays de la Loire suivi du plan de reconqute de la qualit des eaux.

Plus localement encore, dans le dpartement de la Vende, un plan a t lanc pour encore plus scuriser l’alimentation en eau potable. Outre les interconnexions entre rseaux d’eau potable, il prvoit de matriser les consommations d’eau et de rduire les fuites. Mais le syndicat Vende eau s’est galement tourn vers de potentielles nouvelles ressources, autres que l’eau superficielle stocke dont il dpend majoritairement.

Un besoin supplmentaire annuel de 500000 m3

Premire tape: le syndicat compte transformer les carrires en fin de vie en rservoirs d’eau. Nous produisons et distribuons environ 50 millions de mtres cubes et nous avons estim que les besoins supplmentaires annuels sont de plus 500000 m3, explique Jrme Bortoli, directeur gnral de Vende Eau. Nous devions passer d’un stockage annuel, puisque toutes les retenues sont utilises chaque anne, un stockage qui nous permet de faire face une anne ou deux de scheresse conscutive. Dans le schma rgional d’utilisation des carrires, nous prvoyons de mettre en exploitation au moins une carrire par dcennie. 

 

Nous avons commenc mettre en eau l’ancienne carrire des Clouzeaux, dont la capacit est de 2,5 millions de mtres cubes
 

Jrme Bortoli, directeur gnral de Vende Eau

 

Une premire carrire avait dj t amnage, en 2014, proximit du barrage de Mervent et un autre chantier de plus grande ampleur s’est ouvert, fin mars. Nous avons commenc mettre en eau l’ancienne carrire des Clouzeaux, dont la capacit est de 2,5 millions de mtres cubes , pointe Jrme Bortoli. Pour cela, elle a t connecte, grce des canalisations de gros diamtres, la retenue du Jaunay pour tre alimente en hiver et vidange lors des tensions en t. Nous ralisons ce stockage supplmentaire avec les trop-pleins hivernaux, inutiles au milieu par rapport aux dbits considrs et qui, sinon, iraient rapidement la mer, dveloppe Jrme Bortoli. Le barrage du Jaunay dispose de 3,8 millions de mtres cubes, cette nouvelle rserve est donc significative pour la scurisation de l’alimentation en eau.

plus long terme, le syndicat vise galement l’exploitation d’une autre ressource : la rutilisation des eaux uses pures. Il a lanc dans cette optique l’exprimentation Jourdain. La premire tape de ce projet est dsormais bien engage, avec le dmarrage de la construction de l’unit d’affinage, un des ouvrages principaux qui complte le traitement des eaux en sortie de station d’puration des Sables-d’Olonne.

Le financement de la seconde phase reste incertain

Sur un projet de 20 22millions d’euros, nous avons engag un peu moins de 10millions, avec un accompagnement des acteurs du comit de pilotage, en particulier l’agence de l’eau, le conseil dpartemental et le conseil rgional, prcise Jrme Bortoli. Le projet est financ aujourd’hui 35 % par Vende eau, en autofinancement, et 65 % par ses partenaires. 

Pour la seconde phase de travaux, les garanties de financement ne sont pasencoreacquises. En France, il est trs difficile pour les collectivits de financer de la recherche et dveloppement, en particulier dans le domaine de l’eau, pointe Jrme Bortoli, qui prcise avoir eu toutefois des runions trs productives avec le Dpartement, la Rgion et l’agence de l’eau. Nous avons bon espoir que ces discussions soient suivies d’effets. L’hypothse basse, ce serait un financement de la seconde tranche 50% des 12 millions d’euros restants et l’hypothse la plus favorable serait 65 %, comme pour la premire tranche. Dans le cas o nous n’ayons pas l’effet d’entranement souhait, il restera Vende Eau se prononcer sur sa capacit, ou non, mener au bout le projet dans des conditions de financement dgrades. La rponse est attendue la fin du mois de juin.






Article publi le 11 avril 2022



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