les performances sont au rendez-vous


Une tude, ralise par Effinergie et Enertech, mesure les performances qu’atteignent les maisons ayant subi une rnovation basse consommation (BBC) en une tape. Le succs est au rendez-vous grce des bonnes pratiques, gnraliser.

Le 21mars, l’Agence de la transition cologique (Ademe) a publi les rsultats d’une tude qui value les performances relles  atteintes par les maisons individuelles rnoves en une seule tape au niveau basse consommation (BBC)ou quivalent. Il s’agit de rnovations compltes (six postes de travaux) et performantes. Cette tude a t mene par Enertech, Effinergie, Mdico et l’Institut Ngawatt, dans le cadre du projet Perf in Mind soutenu par l’Ademe.

Parmi les 106 maisons tudies, 40 ont t instrumentes pour un suivi dit avanc頻 afin de collecter des donnes sur les consommations nergtiques par postes [chauffage, eau chaude sanitaire (ECS), ventilation…], le confort et la qualit de l’air intrieur. Cette instrumentation a t couple une thermographie infrarouge des btiments et une visite du logement. Les donnes collectes durant un an ont t analyses pour caractriser la performance des maisons une fois rnoves et d’identifier les bonnes pratiques .

Atteinte des performances nergtiques

 

Les rnovations les plus performantes allient une excellente enveloppe et un bon rendement d’exploitation de chauffage
 

 

Le rfrentiel BBC vise une rnovation permettant d’atteindre une consommation de 80kilowattheures d’nergie primaire par mtre carr et par an (kWhEP/mSHON/an). Plus de 85% des maisons rnoves dans le cadre de cette tude respectent ainsi cet objectif nergtique. Dans le cas contraire, cela s’explique, et de manire quasiment systmatique, par un dfaut d’isolation d’une paroi ou une mauvaise rgulation, indique l’Ademe.

La consommation moyenne en nergie primaire mesure pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, le rafraichissement, l’clairage et les auxiliaires est de 75,2kWhEP/mSHON/an. Les enveloppes sont aussi globalement trs performantes et permettent d’atteindre un besoin de chauffage trs faible: 45 kWh/m2/an en moyenne, dtaille l’tude. Les rnovations les plus performantes allient une excellente enveloppe et un bon rendement d’exploitation de chauffage . Les pompes chaleur (PAC) installes ont notamment un coefficient de performance suprieur 3 et le rendement des chaudires est suprieur 80 %. De mme, 70% des logements aprs rnovation sont en classeB ouA de l’ancien DPE (celui en vigueur au moment de leur conception), ajoutent les auteurs.

Confort hygrothermique et qualit de l’air intrieur

En complment de la performance nergtique, l’tude qualifie le confort hygrothermique d’t et d’hiver des occupants, ainsi que la qualit de l’air intrieur (CO2, formaldhyde, composs organiques volatils lgers (COVL), composs organiques volatils totaux (COVT), particules fines (PM2,5) et radon),un enjeu important de sant des occupants, soulignent les auteurs.

Rsultat: le confort aprs rnovation est jug bon, en hiver comme en t. En hiver, la temprature moyenne, tous logements confondus, est de 20C, ce qui est cohrent avec la temprature souhaite par les habitants , puisque 99 % des mnages sonds se dclarent satisfaits . Et 82 % se disent satisfaits du confort d’t.

La qualit de l’air mesure est aussi trs bonne dans la majorit des cas, observent les auteurs. Globalement, les concentrations moyennes des diffrents polluants sur la semaine de mesure sont faibles dans les 33 maisons o la mesure a t ralise. La corrlation entre le taux de CO2 et le taux de renouvellement de l’air est assez bonne.

Pour la grande majorit des logements instruments, les concentrations en particules fines respectent, en outre, les lignes directrices de l’OMS. Tandis que 57 % des maisons prsentent une concentration moyenne en COVT ngligeable sur la semaine de mesure . Par ailleurs, la ventilation aprs rnovation joue un rle important dans le maintien des concentrations en radon.

Des bonnes pratiques et des points de vigilance

L’tude montre donc le succs  des rnovations nergtiques BBC traitant en une seule fois l’isolation des murs, du sol, des toitures, le changement de fentres, les systmes de chauffage, de production d’eau chaude et de ventilation, conclut l’Ademe.

Les auteurs attirent toutefois l’attention sur le traitement des ponts thermiques et de l’tanchit l’air. Par exemple, une maison du panel, ayant subi prcdemment une isolation thermique par l’extrieur (ITE), a rvl d’importants ponts thermiques autour des menuiseries, dus l’impossibilit de traiter l’isolation des tableaux, citent-ils. En fin de chantier, ces derniers pointent aussi les nombreux dfauts de rglage de la ventilation, quel que soit son type et l’absence de rglage de l’installation de chauffage dans certains cas.

En revanche, des bonnes pratiques ont t mises en vidence et sont gnraliser, comme l’isolation priphrique des planchers bas, la rgulation terminale performante du chauffage et les quipements hydro-conomes pour l’ECS, notent les auteurs.





Article publi le 23 mars 2022



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