les pistes pour laborer une stratgie d’adaptation au changement climatique


Ce 28 fvrier, alors que le Giec publie son rapport ax sur l’adaptation au changement climatique et que se tient le salon de l’Agriculture Paris, l’Ademe donne des pistes pour rendre les secteurs agricole et forestier plus rsilients.

L’Agence de la transition cologique (Ademe) a publi, ce lundi 28 fvrier, une tude qui vise accompagner les acteurs agricoles et forestiers mettre en uvre des dmarches d’adaptation au changement climatique. L’agriculture et la fort sont parmi les premiers secteurs impacts par les alas climatiques. Les agriculteurs sont et seront notamment confronts des baisses de rendements dus des priodes de scheresse plus frquentes et plus longues, des gels tardifs plus frquents ou encore une modification du cycle vgtatif , souligne l’Ademe. Le changement climatique entrane aussi une dgradation de l’tat sanitaire des massifs forestiers, avec des dprissements importants de certaines forts et certaines essences, ainsi qu’une augmentation du risque incendie.

Des dmarches d’adaptation htrognes entre les filires

 

Des solutions existent dj et sont accessibles, mais sont pour la plupart des solutions à court terme mises en uvre en raction à ces catastrophes, tandis qu’il faudrait aussi les intgrer sur un horizon de long terme.
 

 

L’Ademe a identifi, dans son tude, une centaine de dmarches d’adaptation dans ces secteurs aux niveaux national, europen, et international. Actuellement, ces dmarches sont mises en place de manire htrogne d’une filire l’autre, constate l’Agence. Par exemple, elles semblent occuper une place plus importante dans les filires vigne/vin, bovin-lait ou encore les grandes cultures du secteur agricole. Pour les filires arboricoles, de marachage et de la viande, on retrouve assez peu d’initiatives d’adaptation.

Dans le secteur forestier galement, les dmarches d’adaptation sont principalement prsentes o les projets sont articuls autour de l’amont forestier d’essences spcifiques (frnes, chnes, htres, rsineux, etc.) ou sur le choix des essences. Ces projets sont majoritairement ports par des acteurs nationaux et territoriaux.

Pour les deux secteurs runis, seulement 13 % des dmarches tudies vont jusqu’ la mise en uvre de solutions concrtes  d’adaptation. La majorit d’entre elles se concentrent sur la partie Recherche et Innovation. Des solutions existent dj et sont accessibles, mais sont pour la plupart des solutions à court terme mises en uvre en raction à ces catastrophes, tandis qu’il faudrait aussi les intgrer sur un horizon de long terme, explique l’Ademe.  Cette anticipation est notamment ncessaire pour prparer les systmes de production aux volutions climatiques attendues, minimiser les dommages et relativiser le cot des actions à mettre en place.

Huit dmarches pour s’inspirer

L’Ademe a slectionn huit dmarches d’adaptation qu’elle juge les plus pertinentes (quatre dans le secteur agricole et quatre dans le secteur forestier) menes en France, au Qubec ou en Italie. Elle en retire plusieurs recommandations pour aider les acteurs laborer leurs stratgies d’adaptation.

   

Prsentation des huit dmarches slectionnes

 

   

Dans le secteur agricole et les filires agro-alimentaires, ces dmarches demandent du temps, et sont de prfrence à conduire collectivement avec les diffrents acteurs concerns , estime l’Ademe. C’est d’ailleurs une approche similaire qui a t choisie dans le cadre du Varenne agricole de l’eau. L’enjeu est galement depoursuivre et de valoriser les travaux de la recherche sur la vulnrabilit et la rsilience des productions agricoles en France, dans le contexte d’volution du changement climatique à des horizons de moyen-long terme : 2030, 2040, 2050. Et en incluant la dimension territoriale, par exemple à l’chelle rgionale.

Dans le secteur forestier, l’Ademe prconise d’agir l’chelle des massifs forestiers homognes,  en favorisant la concertation et la ralisation de diagnostics de vulnrabilit, et la cration de dispositifs de gestion de crise et d’observation. Elle recommande en outre la mise en place de pratiques sylvicoles sans regret  en tenant compte des court, moyen et long termes, et des enjeux de protection des sols et de la biodiversité . Les Assises de la fort et du bois lances en octobre dernier, et dont les conclusions sont attendues dans quelques semaines, devraient accentuer la prise en compte de ces enjeux.







Article publi le 28 fvrier 2022



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