quipes de capteurs de mesure, 40 familles ont modifi leurs pratiques


Les partenaires du projet Qalipso ont quip quarante familles du Douaisis (Nord) d’un botier pour mesurer la qualit de l’air intrieur de leur habitat et amliorer leurs pratiques.

Comment des microcapteurs de mesure peuvent-ils induire un changement de comportement des mnages pour amliorer la qualit de l’air intrieur de leur habitat? C’est la question laquelle le projet Qalipso se propose de rpondre, aprs avoir suivi quarante familles volontaires de la communaut d’agglomration du Douaisis (Nord).

Lanc en 2019, le projet Qalipso (Qualit de l’air dans les logements individuels et analyse psychosociologique du comportement des occupants) est men par IMT Nord Europe, l’association de surveillance de la qualit de l’air Atmo Hauts-de-France ainsi que l’association Armines et Douaisis Agglo. Ce projet est financ par l’Agence de la transition cologique (Ademe).

Durant quatre mois (de dcembre 2019 mars 2020), quarante familles participantes ont t quipes d’une mini-station de mesure des polluants pour suivre en temps rel la qualit de l’air intrieur de leur habitat. Ces capteurs POD (socit Rubix) ont assur la mesure en continu des concentrations de plusieurs composs gazeux, comme les composs organiques volatiles (COV) et le dioxyde d’azote (NO2), les particules, mais aussi les paramtres de confort, comme le CO2, la temprature et l’humidit, et d’autres paramtres, comme le niveau acoustique ou la lumire. Les participants pouvaient accder aux données enregistres par la station par l’intermdiaire d’une plateforme de visualisation et de mise disposition de l’historique. En complment, un indicateur lumineux coloré apportait un accès direct à l’état de la pollution dans la pièce de vie du logement.

Des ides reues sur les sources des polluants

L’exprimentation s’est droule durant la priode de chauffe des habitats et les rsultats ont t restitus aux familles en dcembre dernier. Beaucoup de participants pensaient que l’air extrieur tait plus pollu que l’air intrieur, alors que c’est l’inverse, explique Marie Verriele Duncianu, coordinatrice scientifique du projet Qalipso. La priode de chauffe augmente dj les sources de combustion qui gnrent des polluants et, en gnral, on are moins en hiver qu’en t. Le mode de chauffage, l’activit de cuisson, les activits de nettoyage, le fait de fumer impactent la qualit de l’air intrieur , souligne-t-elle. L’exprimentation a ainsi permis de dconstruire un certain nombre d’ides reues des participants, comme celle qui consiste penser qu’un air propre est un air qui sent bon  ou utiliser des huiles essentielles ou de l’encens pour purifier  l’air. Ce qui n’est pas forcment vrai, car les huiles essentielles sont, par exemple, une source de polluants gazeux , ajoute Mme Verriele Duncianu.

 

Le meilleur accompagnement est celui o l’on rend acteur l’occupant
 

Marie Verriele Duncianu, coordinatrice scientifique du projet Qalipso

 

La démarche a, en effet, permis d’améliorer les connaissances des familles sur la qualité de l’air grce l’usage de la mini-station. Ces dernires ont également été accompagnées pour évaluer, à partir de différents supports et actions, si ces données individuelles de mesure des polluants ont conduit à une évolution des habitudes de vie. Les 40 foyers ont été répartis en quatre groupes (de 10 participants chacun) qui ont dispos chacun d’une forme d’accompagnement adjointe à la mini-station : la mise à disposition d’une brochure d’information de l’Ademe sur les sources de polluants et les moyens d’action; la visite d’une conseillère en environnement intérieur (diagnostic et conseils); la mise en réseau avec les autres volontaires via une plateforme collaborative en ligne (Slack); et aucun accompagnement particulier à l’exception de la mini-station.

Les familles adoptent de nouvelles pratiques

Rsultats,le groupe, qui a opt pour une plus grande diversit de changements de comportements, avait reu la plaquette d’informations de l’Ademe. Le meilleur accompagnement est celui o l’on rend acteur l’occupant. Les logements qui ont reu la visite de la conseillre semblent aussi observer des concentrations en COV plus faibles que les autres, indique Marie Verriele Duncianu.

L’exprimentation a confirm la pertinence  de la mini-station pour sensibiliser les participants car, pour nombre d’entre eux, ils sont monts en comptence sur la connaissance des sources de polluants dans leur logement, ajoute-t-elle. Elle constate des changements de comportements des participants de faon prenne, notamment en ce qui concerne l’aération de leur logement.

La pratique d’aration demeure, un an aprs l’exprimentation chez les familles, qui ont rendu leur mini-station. L’aération reste maintenue, tout comme l’arrêt ou l’utilisation plus raisonne de parfums d’ambiance, d’encens et d’huiles essentielles, explique Mme Verriele Duncianu. Des participants déclarent aussi utiliser des produits ménagers cologiques. Par ailleurs, une famille a fait le choix de changer un appareil lectromnager aprs avoir constat une augmentation des niveaux de polluants cause de son four. Une autre famille a install une VMC.

Pour amliorer la qualit de l’air intrieur, la mise à disposition de mini-stations de mesure de manière ponctuelle, en l’accompagnant d’un socle d’information personnalisé est donc préconisée par les partenaires du projet Qalipso.


Article publi le 06 janvier 2022



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